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Visibilité à l’ère de l’IA : les leçons tirées du SEO Square 2026

Publié le 15 octobre 2026

Nous avons eu l’opportunité de participer à plusieurs talks et workshops de la conférence en ligne SEO Square, un événement organisé par Semji comprenant conférences et tables rondes axées cette année sur la transition du SEO au GEO et l’impact de l’IA. Notre équipe d’experts accompagne déjà nos clients sur les sujets IA depuis plusieurs mois. Côté marketing et communication, nous étions ravis de nous replonger dans les études sur la visibilité des marques, surtout après le lancement récent de Tilia. Voici ce que nous avons retenu.

SEO Square 2026
SEO Square 2026

Adapter sa stratégie de contenu à l’IA si ce n’est pas déjà fait

L’IA intégrée aux moteurs de recherche a profondément redéfini les règles du référencement. Les AI Overviews se généralisent, le volume de clics a baissé mécaniquement pour toutes les entreprises, et les modèles de langage ont besoin de contenus frais pour répondre. Alors, comment continuer à bien positionner ses contenus ? Les moteurs s’appuient désormais sur des LLM et des SLM et l’IA analyse finement l’intention derrière chaque recherche. Elle anticipe les synonymes et les variantes pour couvrir le sujet en entier et elle sélectionne en priorité les contenus de haute qualité. Comme l’a résumé Fabrice Canel dans sa conférence : « La recherche, c’est l’IA, et l’IA, c’est la recherche. »

Moins de clics, mais de meilleurs clics

Les réponses directes évitent désormais aux internautes de cliquer sur plusieurs liens. Le volume total de clics diminue donc, et ce signal devient moins fiable. En revanche, l’audience qui arrive sur notre site est plus ciblée, le clic est mieux qualifié. Nos pages ne servent plus seulement à générer des visites, elles nourrissent aussi la connaissance des IA.

Les 5 piliers d’un contenu pensé pour l’IA

Pour répondre aux priorités de l’IA sans perdre de vue nos lecteurs, cinq piliers s’imposent :

  • Intention de recherche : repérons les besoins réels des internautes et les manques dans les réponses actuelles du web.
  • Audiences et sujets : priorisons nos thématiques en s’appuyant sur nos données d’usage.
  • Formats adaptés : privilégions les guides, les FAQ, les contenus bien structurés et un ton conversationnel.
  • Crédibilité et expertise : trouvons des sources fiables, apportons des preuves, des use cases et mettons en avant une vraie expertise humaine.
  • Lisibilité pour l’IA : structurons techniquement nos données, avec le balisage Schema.org et des formats clairs et hiérarchisés.

Le grounding ou pourquoi la fraîcheur compte

Fabrice Canel est aussi revenu sur le grounding. Pour mettre à jour leurs connaissances, les LLM s’appuient sur des contenus web récemment crawlés et indexés par les robots des moteurs. Un site rarement mis à jour a donc moins de chances d’être repris par les IA. Entretenir un site réactif et régulièrement actualisé devient capital.

Les outils recommandés

Pour piloter notre visibilité et analyser le comportement de nos visiteurs face aux réponses IA, voici quelques outils conseillés pendant la conférence (gratuits ou disponibles en version gratuite) :

En résumé, l’objectif aujourd’hui n’est plus de produire du contenu générique en masse. Il faut devenir une source de référence, crédible, fraîche et structurée, que les modèles viendront citer. L’IA sait résumer, mais elle ne remplace pas l’expertise.

Repenser sa visibilité face aux moteurs IA

Nicolas Nguyen, CEO chez Semji, a souligné l’action urgente de repenser nos stratégies de visibilité pour suivre les nouveaux usages. L’AI Mode de Google en est le meilleur exemple.

Du trafic à la valeur

Nicolas insiste, dans la continuité de la conférence précédente, sur les clics qui baissent mécaniquement sur les requêtes informationnelles. Le nouvel objectif du GEO est donc d’être systématiquement mentionné et cité dans les réponses des IA. Cette visibilité devient alors un levier de business.

Il y a trois leviers indispensables, trois équipes à embarquer

  • Levier technique : rendre le site accessible aux robots des IA, une mission pour les équipes tech et SEO.
  • Levier de contenus : créer des pages structurées et adaptées aux LLM (équipes contenu et SEO).
  • Levier de popularité : développer sa présence sur les sites tiers que consultent les IA (équipes RP, social et SEO).

Le gabarit de page idéal

Pour maximiser nos chances d’être cité, Nicolas revient sur le gabarit idéal, à savoir intégrer l’année et le mot-clé dans le titre principal (H1) ; donner une réponse directe dès l’introduction ; soigner ses intertitres (H2) et s’appuyer sur des formats visuels et structurés, comme les tableaux et les FAQ. 

On retiendra que réussir sa transition vers le GEO ne se résume pas à produire plus de contenu. Cela demande d’aligner toutes les équipes et de revoir son reporting : on mesure désormais la valeur créée et les citations par les IA, on corrige, priorise et amplifie en équipe.

Mesurer sa visibilité SEO et GEO : les nouveaux KPI

Nous avons vu dans le workshop de Michael Pinatton et Julien Gensollen que les positions dans les moteurs restent stables, mais les clics s’effondrent, surtout sur les requêtes informationnelles. Certains secteurs sont très touchés, nous notons  -47 % pour la tech et l’informatique, -43 % pour le B2B. Le modèle historique des « 10 liens bleus » est révolu.

Des prompts plutôt que des mots-clés

Selon leurs recherches, la France compte 33 millions d’utilisateurs d’IA. Les requêtes courtes laissent place à des prompts plus longs et plus complexes. Les réponses deviennent aussi très instables : si on pose trois fois la même question à une IA, on pourra obtenir trois réponses différentes.

Mention, citation et socle SEO

Les deux animateurs ont aussi rappelé qu’il fallait distinguer mention et citation : l’IA mentionne une marque avant d’en citer la source. Pour être recommandé, il est donc indispensable d’être présent sur des sites tiers. Malgré ces évolutions, le SEO traditionnel reste le socle de toute stratégie de visibilité.

De son côté, Juliette Bègue nous a expliqué comment mesurer sa visibilité dans la recherche IA avant de décrire avec humour les étapes du deuil du SEO traditionnel. Le message clé de sa conférence était : les mentions sont le nouveau ROI. Pour en obtenir davantage, elle recommande aux marques de :

  • miser sur les listicles autopromotionnels, c’est-à-dire les classements et comparatifs (« top 10 », « meilleurs outils pour… ») ;
  • soigner ses intertitres, un basique souvent négligé comme le soulignait Nicolas plus tôt;
  • garder un contenu lisible, car les LLM n’analysent ni ne retiennent tous les contenus.

Elle a aussi partagé sa méthode pour suivre ses prompts, avec l’aide ou non d’Ahrefs :

  • Mettre en place l’auto-attribution : demander directement aux prospects comment ils nous ont connus, par exemple avec un champ « Comment nous avez-vous connus ? » dans nos formulaires.
  • Gérer les hallucinations : surveiller et corriger les pages que l’IA invente ou déforme à propos de notre marque.
  • Chercher ses prompts par thématique : analyser les grands thèmes plutôt que les prompts un par un, puis sélectionner une liste réduite de prompts stratégiques à suivre.
  • Auditer ses citations : vérifier régulièrement quels sites tiers parlent de notre marque et sont repris par les IA.

L’IA se trompe quand même

Charley Bouzerau et Mélanie Prevost ont décortiqué la façon dont les LLM assimilent les informations sur les marques, expliquant pourquoi ces derniers génèrent parfois des erreurs ou des hallucinations.

Structuration et ne pas laisser de silence

  • Comprendre le chunking : avant de l’exploiter, un LLM découpe chaque contenu en petits blocs, appelés chunks. Un contenu bien structuré, techniquement et sémantiquement, se découpe proprement et reste compris. Les intervenants se sont appuyés sur le référentiel OWASP LLM09, qui traite de la désinformation produite par les LLM.
  • « Le silence de votre marque est une réponse » : si on ne publie rien sur un sujet stratégique, d’autres raconteront l’histoire de notre marque à votre place. Produisons donc nos propres contenus sur chaque thématique clé.

L’importance de la qualité des sources et l’obsolescence

  • Survie des anciens contenus : Les versions obsolètes de vos contenus continuent d’exister sur le web et d’alimenter les connaissances des modèles, il faut donc régulièrement vérifier et mettre à jour nos contenus.
  • Le poids de la preuve externe : L’IA accorde plus d’importance à la qualité des sources qu’au volume brut de mentions : les médias et les comparateurs ont un impact très fort sur la crédibilité attribuée par l’IA, les communautés et forums ont un impact variable, et les blogs classiques peuvent avoir un impact plus faible.

Renforcer son Knowledge Graph (On-Site & Off-Site)

  • Développer des pages de référence : Pour ancrer l’expertise de sa marque, il convient de multiplier les preuves vérifiables : études de cas chiffrées, labels, certifications, wikis et fiches détaillées.
  • Alignement On-Site / Off-Site : Assurer une parfaite cohérence des coordonnées et informations de marque entre son propre site et les plateformes externes.
  • Balisage technique et levier RP : Exploiter les propriétés de données structurées (@id et sameAs) pour affirmer l’identité de l’entreprise, tout en appuyant sa notoriété sur des campagnes de RP et la collecte d’avis clients.

Ce que nous retenons de cet événement

Toutes les sessions que nous avons regardées étaient en phase sur le même point : le SEO ne disparaît pas, il change d’objectif. Il ne s’agit plus seulement d’obtenir des clics, mais d’être la source fiable que les IA mentionnent et citent. Pour y arriver, il faut des contenus experts, frais et bien structurés, une présence sur des sites tiers et de nouveaux indicateurs pour piloter tout ça.

Si vous vous demandez comment votre marque apparaît dans les réponses de ChatGPT ou de Google ? Avec Tilia, notre offre dédiée à l’IA, nous vous accompagnons pour définir ensemble vos objectifs et auditer vos contenus existants. Contactez-nous pour en parler !